Comprendre en 20 secondes
- Le marché ne s’effondre pas : il se stabilise après le pic de l’après-Covid. ~26 300 neufs et ~68 000 occasions en France en 2025.
- L’occasion progresse (+3,5 %) et reste le choix le plus raisonnable pour la plupart des acheteurs.
- Les prix du neuf se détendent un peu en 2026 : certains modèles repassent sous 60 000 €, du jamais-vu depuis 2020.
- Les vans et fourgons dépassent désormais les camping-cars « classiques » en ventes neuves — mais notre site reste centré sur le camping-car.
- Permis 4,25 t : voté au niveau européen, mais pas applicable en France avant ~2029. En 2026, c’est toujours 3,5 t.
Le marché en chiffres : neuf et occasion
Commençons par les faits. En 2025, le marché français du véhicule de loisirs (camping-cars, vans et fourgons aménagés confondus) a totalisé environ 94 000 véhicules vendus, neuf et occasion réunis. Voici le détail.
| Segment (France, 2025) | Volume | Évolution sur un an |
|---|---|---|
| Immatriculations neuves (total véhicules de loisirs) | ~26 300 | Quasi stable (mais +10 % vs 2023) |
| dont camping-cars classiques (profilé, intégral, capucine) | ~11 900 | +2,5 % |
| dont vans & fourgons aménagés | ~14 400 | −2,4 % |
| Transactions d’occasion | ~68 000 | +3,5 % |
Source : UNI VDL (chambre professionnelle du secteur), année civile 2025, chiffres consultés le 5 juillet 2026. Volumes arrondis.
Deux enseignements. D’abord, le neuf s’est stabilisé : après le trou d’air de 2022-2023, il remonte doucement, porté par les camping-cars classiques (+2,5 %) pendant que les vans marquent une petite pause. Ensuite, l’occasion se porte bien : avec plus de 68 000 transactions et une hausse de 3,5 %, c’est un marché fluide, où l’on trouve à acheter — et à revendre.
« Crise du camping-car » : vraiment ?
On lit parfois que le marché serait « en crise ». C’est excessif. Les ventes neuves ont simplement retrouvé un rythme normal après l’emballement de 2020-2021, quand la pandémie avait dopé l’envie d’évasion en autonomie. Un marché qui vend 26 000 véhicules neufs et 68 000 d’occasion par an reste solide et actif — surtout du point de vue de l’acheteur, qui profite d’un choix large et de prix qui se calment.
Combien de camping-cars roulent en France ?
C’est la question où les chiffres se contredisent : selon les sources, on lit de 500 000 à plus de 650 000 camping-cars en circulation. Cet écart n’est pas une erreur, mais une affaire de définition — et il vaut la peine de comprendre pourquoi, pour ne pas se laisser impressionner par un chiffre isolé.
| Ce qu’on compte | Ordre de grandeur |
|---|---|
| Camping-cars « classiques » au sens strict (carte grise VASP) | ~500 000 à 550 000 |
| En incluant les vans et fourgons aménagés | ~600 000 à 650 000 |
La différence tient surtout aux vans et fourgons : administrativement, beaucoup ne portent pas le même code que les camping-cars « classiques », si bien qu’on les compte… ou pas. S’ajoutent des méthodes différentes (parc réellement roulant contre stock cumulé). À retenir : méfiez-vous d’un chiffre de parc donné sans sa définition. Aucune statistique officielle récente ne fait aujourd’hui autorité de façon incontestable sur ce point ; nous préférons vous donner une fourchette honnête plutôt qu’un faux chiffre précis.
Les tendances de fond à connaître avant d’acheter
Au-delà des volumes, quelques mouvements de fond éclairent votre futur achat.
Le prix se détend (un peu). Après des années de hausse, 2026 marque une inflexion : plusieurs marques d’entrée de gamme repassent sous 60 000 € en neuf. Le haut de gamme, lui, ne bouge pas. Mais pour un premier achat, le contexte est plus favorable qu’il y a deux ans.
La décote reste forte au début. Comptez environ 15 % de perte de valeur la première année, puis 5 à 10 % par an. C’est tout l’intérêt de l’occasion : laisser cette première perte au vendeur précédent.
Le véhicule électrique n’est pas (encore) pour vous. Il n’existe pas, en 2026, de camping-car électrique de série crédible pour voyager loin. Quelques vans compacts électriques et des concepts existent, mais avec une autonomie réelle limitée (souvent 200 à 350 km une fois aménagés). Pour un vrai camping-car, le diesel reste la norme.
Le permis 4,25 t : voté, mais pas encore en vigueur
Vous avez peut-être lu qu’on pourrait bientôt conduire un camping-car de 4,25 tonnes avec un simple permis B. C’est vrai… sur le principe : la réforme a été adoptée au niveau européen. Mais elle doit encore être transposée dans la loi française, et son application concrète n’est pas attendue avant 2029 environ selon les associations du secteur. En 2026, la règle reste 3,5 tonnes avec le permis B. Ne surchargez pas votre véhicule en croyant la réforme déjà active : la charge utile reste un vrai sujet à l’achat.
Ce que ça change pour vous, acheteur
Ces chiffres ne valent que si on les traduit en décisions concrètes. Voici notre lecture, pensée pour vous.
Bien acheter dans le marché de 2026
Côté négociation & prix
- Les prix neufs se calment : c’est le moment de discuter, surtout les options
- Un marché d’occasion fluide (+3,5 %) = du choix, donc un vrai pouvoir de négociation
- Comparez toujours à la cote avant de vous engager
Côté stratégie d’achat
- L’occasion évite la grosse décote initiale (~15 % la 1re année)
- Le neuf a des délais longs : anticipez si vous y tenez
- Vérifiez la charge utile : le permis 4,25 t n’est pas encore là
En résumé : 2026 est une année plutôt clémente pour acheter. Les prix se détendent, l’occasion est abondante, et rien n’oblige à se précipiter. Prenez le temps de comparer, de vérifier (surtout l’étanchéité, sur l’occasion), et de choisir un véhicule adapté à votre usage réel plutôt qu’aux tendances du moment. Si vous hésitez sur la marche à suivre, nos guides pour acheter neuf ou acheter d’occasion reprennent tout, calmement.


