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Équipement · Ouvertures & aération

Lanterneau & fenêtre de camping-car : bien choisir (2026)

Le lanterneau, c’est la fenêtre du toit : de la lumière, de l’air, et l’évacuation de la buée et de la chaleur. Mais entre un simple 40x40 à remplacer, un grand Heki panoramique, un extracteur électrique type MaxxFan et les baies latérales qui s’ouvrent sur le côté, on confond vite des objets très différents — et on se trompe de dimension ou de pose. Quelle taille pour votre toit, quel modèle pour votre besoin, comment le poser sans fuite et que faire quand ça goutte : voici la méthode, avec les prix 2026 vérifiés.

Intérieur ensoleillé d’un camping-car profilé vu de l’intérieur, avec un grand lanterneau panoramique ouvert laissant entrer la lumière et une fenêtre latérale entrouverte, un couple de seniors profitant de l’air frais à la dînetteUn lanterneau ouvert et une baie entrebâillée : de la lumière, de l’air, et la buée qui s’en va.
Voir le sommaire
  1. Lanterneau, extracteur, baie : le vocabulaire
  2. Quelle dimension ? Le 40×40 et les autres
  3. Les trois familles de lanterneaux
  4. Les baies : projetante ou coulissante
  5. Quelle ouverture pour vous ? (test)
  6. Poser & remplacer : l’étanchéité avant tout
  7. Réparer une fuite
  8. Checklist avant d’acheter
  9. Questions fréquentes

Comprendre en 20 secondes

  • Deux ouvertures, deux rôles. Le lanterneau est la fenêtre du toit (lumière et aération par le haut) ; la baie est la fenêtre du côté. Ensemble, ils créent un courant d’air.
  • Le 40 × 40 cm est LE standard : présent chez tous les fabricants, c’est la taille qu’on remplace le plus souvent. Existent aussi le 28 × 28, le 50 × 50 et les grands panoramiques (70 × 50, 90 × 60).
  • Trois familles de lanterneaux : standard (lumière + aération, ≈ 60–120 €), panoramique type Heki (grande surface vitrée, ≈ 400–900 €), à extracteur type MaxxFan (ventilateur 12 V contre la chaleur et l’humidité, ≈ 250–400 €).
  • La pose = de l’étanchéité, pas du bricolage anodin. On remplace à l’identique la dimension existante ; une pose ou une réparation ratée laisse l’eau pourrir le toit.

Lanterneau, extracteur, baie : le vocabulaire d’abord

Sur les catalogues, « lanterneau », « dôme », « baie », « fenêtre de toit » se mélangent — et l’on commande parfois l’un en croyant prendre l’autre. Trois objets bien distincts, à ne pas confondre.

ObjetÀ quoi ça sertPrix indicatif 2026
Lanterneau (fenêtre de toit)Dans le toitLumière du ciel, aération, évacuer l’air chaud et la buée≈ 60–900 € selon le type
Lanterneau à extracteurDans le toitVentilateur 12 V : chasser activement chaleur, humidité, odeurs≈ 250–400 €
Baie (fenêtre latérale)Dans la paroiVoir dehors, aérer le séjour, lumière horizontale≈ 180–1 000 €

Le dôme n’est pas un objet à part : c’est simplement le capot qui ferme le lanterneau. Quand on parle de « changer le dôme », on remplace ce couvercle sans toucher au cadre — utile quand seul le capot est fissuré.

La bonne façon d’y penser

La physique est simple : l’air chaud et humide monte. Le lanterneau, en haut, l’évacue ; la baie, sur le côté, fait entrer l’air frais. Ouvrez les deux et vous créez un vrai tirage qui rafraîchit la cellule et chasse la buée du matin — bien plus efficace qu’une seule ouverture. C’est pour ça qu’un camping-car bien conçu a des baies ET des lanterneaux, pas l’un ou l’autre.

Quelle dimension ? Le 40 × 40, et les autres

C’est la première question, et la source d’erreur numéro un. Un lanterneau se choisit d’abord par la taille de l’ouverture dans le toit, pas par le dôme visible.

Dimension (découpe)Ce que c’estUsage typique
28 × 28 cmPetit modèle, souvent fixe ou miniPoint de lumière (cabine, couloir, cellule technique)
40 × 40 cmLE standard universel, chez tous les fabricantsLe remplacement le plus courant ; séjour, chambre
50 × 50 cmUn peu plus grand, plus d’aérationCuisine, séjour ; davantage de débit d’air
70 × 50 cm (700 × 500)Grand format « panoramique »Séjour lumineux, sensation d’espace
90 × 60 cm (≈ Heki)Très grand panoramique double vitrageGrand séjour, maximum de clarté

L’erreur à éviter : mesurer le dôme au lieu de la découpe

Quand vous remplacez un lanterneau, la seule cote qui compte est la découpe — le trou carré déjà présent dans le toit. Pas la taille du dôme bombé (plus grand), ni celle du cadre intérieur visible (plus grand aussi). Mesurez l’ouverture réelle dans la tôle/le panneau, et reprenez la même dimension : un 40 × 40 se pose dans une découpe de 40 × 40 cm. Les modèles « universels » (comme le Fiamma Vent 40) rattrapent une petite tolérance — ils acceptent une découpe d’environ 39 à 42 cm — mais ne comptez pas dessus pour changer franchement de taille sans retoucher le toit.

L’épaisseur du toit, l’autre cote à vérifier

Chaque lanterneau est prévu pour une plage d’épaisseur de toit précise (souvent 25 à 55 mm pour un modèle standard). Le cadre se serre entre une partie extérieure et une partie intérieure : si le toit est trop épais, il faut des cales de rehausse (fournies en option par les fabricants). Relevez l’épaisseur de votre toit — visible au niveau d’une ouverture existante — avant de commander.

Et l’homologation VASP ?

Si vous transformez vous-même un véhicule en camping-car (aménagement en vue d’une réception VASP), une aération permanente de la cellule est exigée, et le lanterneau y participe souvent. Le détail des surfaces demandées dépend de l’organisme qui prononce la réception — renseignez-vous avant de percer si vous visez la VASP. Sur un camping-car de série, déjà homologué, la question ne se pose pas : vous remplacez simplement à l’identique.

Aération permanente : un compromis à connaître

Beaucoup de lanterneaux offrent une aération permanente (une petite fente qui laisse toujours passer un filet d’air, de l’ordre de 80 à 130 cm² selon les modèles). C’est sain contre la condensation… mais certains sifflent en roulant. Si le bruit vous gêne, il existe des versions sans aération permanente — vous aérez alors en ouvrant le lanterneau à l’arrêt. À arbitrer selon que vous dormez souvent portes closes (aération utile) ou que vous roulez beaucoup (silence apprécié).

Les trois familles de lanterneaux

À dimension égale, le prix varie de 1 à 10 selon ce que le lanterneau sait faire. Trois familles, du plus simple au plus « grand confort ».

1. Le lanterneau standard — lumière et aération (≈ 60–120 €)

C’est le lanterneau de base, celui qu’on remplace le plus. Un cadre, un store occultant et une moustiquaire plissée intégrés, un compas pour maintenir le dôme entrouvert. La référence du marché est le Fiamma Vent 40 (dôme blanc opaque, transparent « Crystal » ou fumé), relevé autour de 78 à 108 € selon le dôme (juillet 2026). Simple, léger, universel : pour un remplacement à l’identique, c’est le choix par défaut.

2. Le lanterneau panoramique (type Heki) — la lumière avant tout (≈ 400–900 €)

Le grand format, incarné par le Dometic Seitz Heki. Une vaste surface vitrée (souvent 90 × 60 cm de découpe environ), en double vitrage acrylique, qui transforme un séjour sombre en pièce baignée de lumière. Ouverture assistée par vérins, store et moustiquaire intégrés, bonne isolation. Le confort est réel, mais le prix aussi : un panoramique type Heki se situe autour de 400 à 900 € selon la taille et la génération (le Heki 2 se relevait autour de 900 €). À réserver au séjour, là où la lumière change tout.

3. Le lanterneau à extracteur (type MaxxFan) — contre la chaleur et l’humidité (≈ 250–400 €)

Un lanterneau avec ventilateur 12 V intégré. En mode flux réversible, il extrait l’air chaud, la buée et les odeurs de cuisine, ou souffle de l’air frais à l’intérieur. Le MaxxAir MaxxFan Deluxe (40 × 40, 10 vitesses, réversible, consommation d’environ 0,2 à 2,3 Ah, soit ≈ 5 à 48 W) est la référence, relevé autour de 298 à 339 € (juillet 2026) ; le Fiamma Turbo-Vent 40 joue dans la même cour (≈ 309 €). Un tout nouveau MaxxFan Compact (28 × 28) est annoncé début 2026 autour de 330 €. Ce n’est pas une climatisation — l’air soufflé n’est pas refroidi — mais pour quelques watts, le confort par forte chaleur fait un bond.

Un extracteur n’est pas une climatisation. Il renouvelle l’air et chasse la chaleur, mais n’abaisse pas la température de l’air neuf. Si vous stationnez souvent en plein cagnard, notre guide climatisation & chauffage compare les vraies solutions de fraîcheur.

Voir clim & chauffage
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Les baies : projetante ou coulissante ?

Côté paroi, la « fenêtre » de camping-car s’appelle une baie. Presque toutes sont aujourd’hui en double vitrage acrylique, avec store occultant et moustiquaire intégrés dans un cadre. Deux façons de s’ouvrir, deux logiques.

CritèreBaie projetanteBaie coulissante
OuverturePivote vers l’extérieur sur des compasGlisse latéralement, ne dépasse pas
AérationGrande, rapide ; aère même sous une averse (effet auvent)Une moitié à la fois ; un peu moins de débit
EncombrementDéborde dehors une fois ouverteZéro débord : sûr près d’un mur ou en ville
Pour quiLa plus répandue ; priorité à l’aérationStationnement serré, discrétion, sécurité
Prix 2026≈ 180 € (petites) à ≈ 1 000 € (grandes baies double ouverture)

L’acrylique se raye — soin obligatoire

Le double vitrage acrylique (PMMA) est léger et isolant, mais il se raye facilement : poussière, projections de route, chiffon sec. On ne l’essuie jamais à sec ni avec un produit abrasif — de l’eau claire, une microfibre propre, éventuellement un rénovateur plastique adapté. Une baie rayée reste étanche mais devient laiteuse et laide, et cela ne se rattrape pas.

Quelle ouverture pour votre besoin ?

Remplacer à l’identique, gagner de la lumière, chasser la chaleur, ou ouvrir sur le côté : le bon choix dépend surtout de ce que vous voulez améliorer et de votre budget. Répondez à ces quelques questions — on vous oriente vers la solution la plus adaptée. Aucune donnée n’est conservée.

Test — 40 secondes

Lanterneau, extracteur ou baie : quelle ouverture pour vous ?

Quelques questions sur votre besoin et votre budget, et on vous dit quoi choisir — sans vous pousser vers du matériel inutile. Aucune donnée conservée.

1Qu’aimeriez-vous améliorer avant tout ?
2Où en êtes-vous ?
3Votre usage et la saison ?
4Votre budget pour cette ouverture ?

Répondez aux 4 questions (0/4) pour obtenir votre recommandation.

Poser & remplacer : l’étanchéité avant tout

Un lanterneau, ce n’est pas un accessoire qu’on visse à la légère : c’est un trou dans le toit qu’il faut rendre parfaitement étanche, à vie. La pose se joue autant sur la propreté et le mastic que sur le serrage.

Illustration peinte en coupe d’un toit de camping-car montrant un lanterneau posé dans le panneau sandwich, le cadre serré au-dessus et au-dessous, un cordon de mastic terracotta assurant l’étanchéité autour de l’ouverture, et des gouttes de pluie ruisselant sans entrer
En coupe : le cadre serre le toit sandwich, un cordon de mastic ferme l’ouverture — c’est lui qui garde l’eau dehors.

Le principe : le lanterneau se pose dans la découpe de toit, cadre extérieur serré contre cadre intérieur, avec un joint d’étanchéité continu tout autour. Deux écoles selon le modèle :

  • Au mastic-colle, type Sikaflex 522 (le mastic pensé pour les camping-cars) : on encolle, on visse, ça devient une étanchéité durable et collée.
  • Au mastic butyle (type SikaLastomer 710) pour les modèles à cadre de fixation intérieur : le joint reste souple, ce qui permet un démontage ultérieur.

Percer et monter sur le toit : deux vrais dangers

Deux étapes justifient la prudence, voire l’appel à un professionnel :

  • Le travail en hauteur. On monte sur le toit du camping-car — glissant, en pente légère, à plus de 2,50 m du sol. Une chute d’un toit de camping-car envoie à l’hôpital. Et le toit est fragile : on ne marche que sur les zones renforcées, jamais en plein milieu d’un panneau, sous peine de l’enfoncer.
  • La découpe neuve. Créer une ouverture à la scie est irréversible : sous la tôle passent parfois un renfort de structure, un câble électrique, une gaine. Se tromper, c’est abîmer le toit ou sectionner un faisceau. Vérifiez ce qu’il y a dessous avant la première dent de scie.

Un remplacement à l’identique reste faisable par un bricoleur soigneux et bien outillé ; une découpe neuve, une baie à coller ou le moindre doute sur l’étanchéité se confient à un professionnel. Une pose ratée = une infiltration, et une infiltration = un toit qui pourrit.

Combien coûte la pose par un professionnel ?

À titre de repère (grille d’un spécialiste, relevée en 2026) : pose ou remplacement d’un lanterneau ≈ 250 à 400 € de main-d’œuvre (dépose de l’ancien, décapage du mastic, nettoyage, remastiquage, repose), et plutôt ≈ 400 à 450 € pour une baie latérale. C’est le prix de la tranquillité sur un point où l’eau ne pardonne pas — et sur beaucoup de camping-cars, l’atelier a l’outillage et le mastic professionnel qu’un particulier n’a pas.

Le lanterneau est le premier suspect des infiltrations. Un joint qui vieillit, un dôme fissuré, et l’eau entre par le point le plus haut. Notre guide étanchéité explique comment contrôler tous les joints du toit chaque année, avant que le sandwich ne pourrisse.

Voir le guide étanchéité

Réparer une fuite de lanterneau

C’est la question qui revient le plus. Une fuite de lanterneau vient presque toujours de trois points — et le bon geste dépend duquel.

D’où vient l’eauCause fréquenteLe bon geste
Le joint périphérique (mastic)Mastic vieilli, durci, fissuréRetirer l’ancien joint, nettoyer, remastiquer (Sikaflex 522 ou butyle)
Le dômeFissuré par les UV ou la grêleRemplacer le dôme seul (pièce détachée, quelques dizaines d’€)
Le joint cadre/capotJoint souple écrasé ou secChanger le joint d’origine du modèle

La méthode, dans l’ordre

  1. Localiser, par temps sec. Aspergez d’eau autour du lanterneau pendant qu’une personne observe à l’intérieur d’où perle l’eau. Ne réparez jamais « au hasard ».
  2. Décaper l’ancien joint. Retirez tout le vieux mastic à la spatule plastique, sans rayer le toit ni le cadre. Un joint qu’on recouvre sans l’enlever ne tient pas.
  3. Nettoyer et dégraisser la surface (nettoyant adapté), attendre qu’elle soit parfaitement sèche.
  4. Ré-appliquer un cordon continu de mastic-colle adapté, reposer, serrer selon la notice, essuyer les bavures.
  5. Laisser sécher le temps indiqué avant de rouler ou d’asperger.

Si l’eau coule déjà à l’intérieur : ne traînez pas

Une fuite active n’est pas un problème esthétique : l’eau s’infiltre dans le toit sandwich, où elle pourrit l’isolant sans que rien ne se voie de l’extérieur pendant des mois. Si vous n’êtes pas certain de la source, ou si des traces brunes / des cloques apparaissent au plafond, faites intervenir un professionnel rapidement : le coût d’un remastiquage est sans commune mesure avec celui d’un toit à refaire.

Un joint se surveille avant qu’il lâche. Contrôler les mastics du toit une fois par an fait partie de l’entretien de base. Notre guide entretien & pannes liste les points à vérifier au fil des saisons pour ne pas découvrir la fuite trop tard.

Voir l’entretien préventif

Checklist avant d’acheter

À garder sous la main — ou à imprimer — avant de commander votre lanterneau ou votre baie.

Bien choisir mon lanterneau / ma baie

Avant d’acheter
  • Mesurer la découpe existante (pas le dôme ni le cadre)
  • Relever l’épaisseur du toit (cales si > 55 mm)
  • Choisir la famille : standard / panoramique / extracteur
  • Baie : projetante (aération) ou coulissante (place)
  • Aération permanente : utile mais peut siffler en roulant
À la pose & à l’usage
  • Prévoir le bon mastic (Sikaflex 522 ou butyle)
  • Découpe neuve ou doute d’étanchéité : voir un pro
  • Nettoyer l’acrylique à l’eau, jamais à sec
  • Fermer et verrouiller avant chaque départ
  • Contrôler les joints une fois par an
Une trace au plafond ? Traquez l’infiltration avant qu’elle abîme le toit

Questions fréquentes

Quelle dimension de lanterneau pour mon camping-car ?
La dimension de très loin la plus répandue est le 40 × 40 cm : c’est le standard présent chez tous les fabricants, et celui qu’on remplace le plus souvent. Existent aussi le 28 × 28 cm (petit point de lumière), le 50 × 50 cm (un peu plus d’aération) et les grands panoramiques type 70 × 50 ou 90 × 60 cm. Règle d’or si vous remplacez un lanterneau existant : mesurez la découpe déjà présente dans le toit (pas le dôme, ni le cadre visible), et reprenez la même taille pour ne pas avoir à modifier l’ouverture. Un 40 × 40 se glisse en général dans une découpe de 40 × 40 cm (les modèles universels acceptent une plage d’environ 39 à 42 cm). Si vous percez une ouverture neuve, vérifiez surtout qu’aucun renfort, câble ou meuble ne passe dessous.
Quel est le prix d’un lanterneau et de sa pose en 2026 ?
Le lanterneau lui-même va d’environ 60 à 120 € pour un 40 × 40 standard (par exemple un Fiamma Vent 40, relevé autour de 78 à 108 € en juillet 2026), à 250–400 € pour un modèle à extracteur électrique (Fiamma Turbo-Vent, MaxxAir MaxxFan Deluxe), et jusqu’à 400–900 € pour un grand panoramique double vitrage type Dometic Heki. Côté pose par un professionnel, comptez environ 250 à 400 € de main-d’œuvre pour un lanterneau (dépose de l’ancien, nettoyage, remastiquage, repose), et plutôt 400 à 450 € pour une baie latérale. C’est une opération d’étanchéité qui ne s’improvise pas : une pose ratée finit en infiltration.
Quelle est la différence entre un lanterneau et une baie (fenêtre) ?
Un lanterneau est une ouverture dans le toit : il apporte de la lumière par le haut (le ciel), de l’aération et sert à évacuer la chaleur et la buée qui montent. Une baie — c’est le mot juste pour « fenêtre » de camping-car — est une ouverture latérale, dans la paroi : elle sert à voir dehors, aérer au niveau du séjour et faire entrer une lumière horizontale. Les deux sont complémentaires : le lanterneau tire l’air chaud vers le haut, la baie fait entrer l’air frais sur le côté, et ensemble ils créent un vrai courant d’air. La plupart des camping-cars ont plusieurs baies et un ou deux lanterneaux.
Baie projetante ou coulissante : laquelle choisir ?
Une baie projetante s’ouvre en pivotant vers l’extérieur, poussée par deux bras articulés (les compas). Elle dégage une grande ouverture, aère vite et laisse même passer un peu d’air sous la pluie car la vitre fait auvent — c’est la plus répandue sur les camping-cars. Une baie coulissante glisse latéralement, sans rien dépasser à l’extérieur : elle est plus discrète, plus sûre quand on est garé près d’un obstacle, mais on ne peut ouvrir que la moitié à la fois et elle aère un peu moins. Pour l’aération et le confort, la projetante l’emporte ; pour la place et la sécurité en ville, la coulissante a ses atouts. Les deux existent en double vitrage acrylique avec store et moustiquaire intégrés.
Un lanterneau à ventilateur (extracteur) sert-il vraiment à quelque chose ?
Oui, quand il fait chaud ou que l’air est humide. Un lanterneau standard laisse l’air circuler passivement ; un modèle à extracteur (MaxxAir MaxxFan Deluxe, Fiamma Turbo-Vent) ajoute un ventilateur 12 V qui, en mode extraction, aspire activement l’air chaud, la buée et les odeurs de cuisine vers l’extérieur — et, en mode réversible, souffle de l’air frais vers l’intérieur. C’est très efficace pour rafraîchir la cellule le soir, sécher l’humidité après une douche ou évacuer la vapeur de cuisson. Ce n’est pas une climatisation (il n’abaisse pas la température de l’air neuf), mais pour quelques dizaines de watts il change nettement le confort par forte chaleur. Comptez environ 250 à 400 € selon le modèle.
Comment réparer une fuite au niveau du lanterneau ?
Une fuite de lanterneau vient presque toujours de l’un de ces trois points : le joint d’étanchéité périphérique (le mastic) qui a vieilli et durci, le dôme lui-même fissuré (souvent par les UV ou la grêle), ou le joint souple entre le cadre et le capot. Le diagnostic se fait par temps sec, en aspergeant d’eau autour du lanterneau pendant que quelqu’un observe à l’intérieur. Si c’est le mastic : on retire l’ancien joint, on nettoie soigneusement, on ré-applique un mastic-colle adapté (type Sikaflex 522) ou un cordon de mastic butyle. Si c’est le dôme : on le remplace (pièce détachée, quelques dizaines d’euros). Attention : c’est un travail en hauteur, sur un toit fragile, et une réparation bâclée laisse l’eau s’infiltrer dans le sandwich du toit, qui pourrit sans qu’on le voie. En cas de doute, ou si l’eau coule déjà à l’intérieur, faites intervenir un professionnel sans tarder.
Peut-on rouler avec un lanterneau ouvert ?
Non, jamais un lanterneau grand ouvert. En roulant, le vent relatif peut arracher le dôme ou le capot, qui devient un projectile dangereux, et la pluie s’engouffre. Avant chaque départ, faites le tour : lanterneaux fermés et verrouillés, baies fermées. Certains modèles à extracteur peuvent en revanche fonctionner en roulant, capot presque fermé, pour renouveler l’air — mais c’est une position spécifique prévue par le fabricant, pas une ouverture complète. Dans le doute, on ferme tout.
Sources & méthode. Dimensions, caractéristiques et prix recoupés sur plusieurs revendeurs spécialisés et fabricants (Fiamma, Dometic / Seitz, MaxxAir, MPK, Carbest, H2R Équipements, Narbonne Accessoires, Camping-car Plus, Obelink, mon-camping-car.com, Just4camper, baie-car.com, Sika) — relevés juillet 2026 : lanterneau standard 40 × 40 ≈ 60–120 € (Fiamma Vent 40 Crystal ≈ 77,99 €, catalogue 108 €, découpe ≈ 39–42 cm, épaisseur de toit 25–55 mm, aération permanente 80 cm²) ; lanterneau à extracteur ≈ 250–400 € (MaxxAir MaxxFan Deluxe 40 × 40, 10 vitesses, flux réversible, conso ≈ 0,2–2,3 Ah / 48 W max, ≈ 298–339 € ; Fiamma Turbo-Vent 40 ≈ 309 € ; MaxxFan Compact 28 × 28 annoncé début 2026 ≈ 330 €) ; lanterneau panoramique type Dometic Heki (découpe ≈ 960 × 655 mm, ≈ 780 × 530 mm intérieur, ≈ 11 kg, double vitrage acrylique) ≈ 400–900 € selon modèle et génération ; baie latérale double vitrage acrylique projetante ou coulissante ≈ 180–1 000 € ; pose professionnelle ≈ 250–400 € (lanterneau) à ≈ 400–450 € (baie), main-d’œuvre relevée sur une grille de spécialiste 2026. Mastics : Sikaflex 522 (mastic-colle camping-car) ou mastic butyle SikaLastomer 710 (démontable). Homologation VASP : une aération permanente est exigée pour un aménagement en vue d’une réception à titre isolé — surfaces à confirmer auprès de l’organisme réceptionnaire. Ordres de grandeur variables selon les modèles, la taille et la pose ; pour la compatibilité exacte, vérifiez la découpe de votre toit et l’épaisseur avant de commander. Une erreur ? Signalez-le.
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Glen — fondateur de Cap Camping-Car

Camping-cariste depuis 12 ans. Je compare le matériel à partir des fiches techniques, des prix relevés chez les revendeurs et des retours de la communauté — une synthèse neutre plutôt qu’un avis isolé. Objectif : vous aider à choisir la bonne ouverture, à la bonne dimension, et à la poser sans transformer votre toit en éponge.

Pas sûr de l’ouverture qu’il vous faut ?

Notre test croise votre besoin (lumière, aération, remplacement), votre budget et votre véhicule pour vous dire quoi choisir — lanterneau standard, panoramique, extracteur électrique ou baie latérale — et dans quelle dimension.

Faire le test